FANTASTIQUE-STEAMPUNK-HÉROS-XIXEME-ANGLETERRE-LITTÉRATURE

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en lisant ces mots ?
Ce n’est franchement pas compliqué.
Une idée ?
Non ?
Vraiment rien ?

Et bien la réponse c’était :
LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES !

-Ah ouais le film avec Sean Connery !
-Oui, mais non.
-Mais si, il y a un film avec Sean Connery qui s’appelle comme ça…
-Non. Ça c’est comme Jar Jar Binks et ta naissance Billy, on appelle ça une erreur, donc on oublie tout de
suite et on passe à la suite.

Et puis ici on parle plus de livres que de films. Et en parlant de livre, j’en ai un au chaud pour vous : LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES ! -L’intégrale- D’Allan Moore et Kevin O’Neill

Pour Billy et les deux qui dorment dans le fond de la classe et qui n’en aurait jamais entendu parler, LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES est un comic book/graphic novel écrit par Alan Moore et dessiné par Kevin O’Neill.

Toujours pour Billy et les deux du fond, Alan Moore est le monsieur derrière des oeuvres comme Watchmen, V pour Vendetta ou encore From Hell. Et normalement ça devrait vous dire quelque chose. Et pour monsieur O’Neill, il a aussi travaillé sur l’excellent Marshal Law.

 

Et donc, pour reprendre notre quizz du début, la ligue des gentlemen extraordinaires reprend les héros de la littérature fantastique du XIXème siècle, comme le capitaine Nemo de Jules Verne, Allan Quatermain de Henry Rider Haggard, le docteur Henry Jekyll et son alter ego Mr Hyde de Robert Louis Stevenson, L’homme invisible de
H.G Wells et Miss Wilhelmina Murray (Mina Harker de Dracula de Bram Stocker). Un casting extraordinaire afin de sauver l’Angleterre de menaces extraordianires.

Campion Bond, un agent secret sous les ordres d’un mystérieux “M” demande à Wilhelmina Murray de réunir une équipe afin de sauver l’Angleterre de menaces hors du commun. Une “ménagerie” composée de gens bien différents
mais qui partagent des capacités hors normes. L’oeuvre traverse l’époque Victorienne et bien entendu que serait une oeuvre littéraire fantastique sur l’époque Victorienne si elle n’abordait pas les senteurs du genre Steampunk. Une odeur d’huile de moteur, la vapeur et les cliquetis des moteurs, le bruit sourd et l’air lourd de ce siècle d’industrialisation.

C’est dans cette ambiance très sombre, avec des dessins très fins et très simples que ce comic trouve son style. Une myriade de petits détails, une ambiance grossière, des paysages torturés, ce qui donne une cohérence incroyable à
oeuvre. Le fond et la forme sous tout à fait liés. Quoi de mieux que des dessins aux airs grossiers pour présenter une équipe de monstres de foire ? Mais ne vous y trompez pas, la ligue des gentlemen extraordinaires n’a pas à rougir face aux productions des écuries Marvel ou DC, pour toute personne qui apprécie les comics cette intégrale est un must-have. Découvrez cet univers.

-De un, c’est beau. Mais vraiment beau, son esthétique très particulière donne une ambiance incroyable, le découpage est fantastique, chaque case est soignée et s’il faut faire une case d’une page tellement le dessin claque il n’y a aucun problème.

-De deux, c’est drôle, enfin pour ceux qui aiment l’humour noire et tranchant, que ce soit dans les textes ou bien dans les images.
-De trois, les histoires sont toujours improbables, extraordinaires et hautes en couleurs. Remplies de références et d’humour.
-De quatre, c’est un classique donc si vous ne l’avez pas lu vous devriez déjà être en train de le lire !
Et pour faire plaisir à Billy, oui il y a eu une adaptation cinématographique, mais si vous l’avez vu et que vous l’avez trouvé… comment on dit déjà en politiquement correct… Ah oui ! Pas à votre goût, ne restez pas sur cette mauvaise impression, allez lire le comics et oubliez très très vite le film. Et pour ceux qui ne l’ont pas vu et qui serait intrigués lisez plutôt ce qu’a dit Moore dessus : « Dans le film adapté de La Ligue des Gentlemen extraordinaires — dont je n’ai rien à faire et que je n’irai pas voir —, les producteurs américains ont cherché à introduire des personnages américains pour contrebalancer tous ces personnages européens. Le seul qu’ils aient pu trouver était Tom Sawyer. Ce qui en dit long, je pense, sur la pauvreté de l’imaginaire américain. » Qu’est-ce que vous faites encore à lire ces lignes hop hop hop, on y va et on ne traîne pas, et prenez Bobby avec vous, il a de la lecture en retard !

THEO VIARD

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