Les Souvenirs Perdus – Samantha Bailly – Editions Syros

Si vous aimez l’onirisme, l’aventure et avez l’âme d’un rebelle prêt à tout pour changer le monde ou d’un aventurier à qui les nouveaux horizons inexplorés ne fait pas peur, alors cette histoire est faite pour vous. En trois tomes terminés, cette série vous fera gouter à tout. Et vous plongera dans les rêves de son auteur.

Il n’est pas vraiment utile de (re-) présenter mademoiselle Samantha Bailly tant elle est présente dans nos page. Il faut dire qu’elle est du genre productif en matière littéraire. 4 romans l’année dernière, une sortie cette année pour finir la série dont je vais vous parler et pleins d’autres projets. Autant dire que l’on parle ici d’un poids lourd dans la nouvelle génération d’auteurs fantastiques. Les souvenirs perdus ne sont pas une série récente, les deux premiers tomes sont sortis en 2014 et le dernier en 2015, raison pour laquelle cet ouvrage reçoit une chronique si tardive. Mais l’histoire de cette série est bien plus vieille. Première histoire imaginé par son auteur alors que celle-ci n’avait que 15 ans, elle a été entièrement ré-écrite en 2012 pour être présenté aux éditions Syros qui ne l’éditeront qu’en 2014.
Mais de quoi parle donc cette série ? Patience nous y venons…

Etre une ado n’a jamais été simple, mais en plus lorsqu’on est la fille d’un chef de tribut et que notre petite sœur est plus belle, plus sociable, plus drôle, en gros plus que nous, eh bah on n’a pas de chance. Nel est ce genre de fille, ce genre qui n’a pas de chance. Sa vie était écrite avant même sa naissance. Elle devait prendre la place de son père, Dirigeante de l’île sur laquelle sa tribut vie, et chef religieuse du culte local. Bref beaucoup paieraient pour cette vie sans imprévu mais avec beaucoup de responsabilités et de pouvoirs. Dans ce petit monde en vase clos, chaque personne a son rôle dans cette société. Il n’y a pas de oisif ou de profiteur. Chacun remplit sa charge et aide la collectivité en attendant le grand jour de l’accomplissement de la prophétie. Et cette prophétie est la responsabilité la plus grande pour le dirigent de ce petit peuple. Car il s’agit de ce qui se passera de plus important dans la vie d’Enfenia (Nom donné à cette île).

Enfenia donc, est une île vivant en autarcie depuis des générations abritant une seule tribu et est gardé par le mythique Léviathan. Nul ne peut envahir cette île, mais en contrepartie personne ne peut s’en échapper. Jusqu’à ce qu’un jour le Léviathan finisse par s’endormir et qu’Enfenia puisse s’ouvrir au monde. La question est quand ? Dans un mois ou dans mille ans ? Nul ne le sait. La seule chose de sur est que le léviathan n’est pas juste une bête mythologique mais bien une terrible réalité qui a laisser bien des disparitions et des familles attristées, comme preuve de son pouvoir.

Mais tout cela ne suffit pas à arrêter les téméraires. Syon fait parti de ces famille dont l’un des membres à disparu par la faute du Léviathan. Son père était persuadé que le Léviathan était enfin endormi, que la prophétie arrivait à son terme et que tout le monde pouvait passer. Apparemment il se trompait et en a payé le prix. La vie a repris son court mais Syon a juré de réaliser le reve de son père mais ne tenta rien jusqu’au jour ou une naufragé a été découverte sur le rivage de l’île. Une naufragée ? Une inconnue ? L’île ne serait plus aussi hermétique ? C’est ainsi
que débute le début de notre série.

Cette série allie de nombreux genres pour les plus grands amateurs de fantastique. L’intrigue est rondement mené et mets dans une première partie l’opposition entre la magie, la mythologie et la technologie. Mais il y a aussi une opposition dans la forme de pouvoir politique expliqué au travers des lignes, et toujours une touche de faux semblant et de manipulation. En plus de proposer un voyage digne des plus grandes aventures, il s’agit aussi d’une quête initiatique. Le groupe principal est composé de trois personnages, deux filles et un garçon. Chacun fait son cheminement intérieur en plus de chercher à se sortir des dangers qu’ils ont éveillé. Ce coté, recherche du moi véritable est une grande constante dans les romans de mademoiselle bailly, chacun de ses personnages tend à s’améliorer et a se surpasser en affrontant ses démons, qu’ils soient intérieurs ou réels.

PIERRE MARIE SONCARRIEU

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