LA NUIT DES FUGITIFS – Manon Fargetton – Editions Rageot

A la une ce matin, l’ouverture du procès de Barthélémy Chevalier, leader du groupe terroriste Pro-EVE qui s’oppose aux manipulations du génome humain. Barthélémy Chevalier est accusé du meurtre du jeune Hybride Nathan Valentin, renversé devant son collège il y a trois ans. »

Après les événements de Le suivant sur la liste, Manon Fargetton reprend son histoire trois ans plus tard. On retrouve Izia, Morgane, Timothée, Samuel et E-Nathan qui vont devoir faire face à leur nouvelle vie en tant qu’hybrides. La société est partagée en deux, une partie de la population acceptant les hybrides et l’autre n’acceptant pas leurs existences et refusant les manipulations sur le génome humain, comme les terroristes de ProEVE.
(PROtection Efficace du Vivant et de l’Environnement).

Izia et Morgane ont changée d’identité et vivent dans le secret et la menace des terroristes de ProEVE. Timothée est recueilli par le mystérieux Monsieur, Samuel est devenu la star de A la recherche des mutants l’émission de la chaîne de télévision Agora, alors que Nathan « vit » dans le programme informatique intégrant sa personnalité et est maintenant connecté à l’ensemble du réseau internet.

Les jeunes hybrides sont maintenant confrontés à une société qui connaît leur identité et qui, de moitié, est contre leur existence. Le procès de Barthélémy Chevalier, le leader de Pro-Eve et le meurtrier de Nathan déchaîne l’opinion publique quant aux manipulations génétiques. Les hybrides sont séparés, isolés. E-Nathan, grâce à sa condition « d’existence » numérique connectée au réseau internet va réunir ces jeunes hybrides dans les studios d’Agora, car le professeur Martin Klein, le responsable de la création des hybrides en cavale veut diffuser dans l’émission de Frédéric Vial A le recherche des mutants une vidéo impliquant les « mécènes » qui ont financé ses recherches.

C’est ainsi que va se retrouver la bande, se revoyant après trois ans. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à la diffusion de la vidéo, Monsieur le mystérieux bienfaiteur de Timothée s’y intéresse aussi et l’envoie aux studios d’Agora. La bande de jeunes hybrides va devoir déjouer une prise d’otage et protéger leurs existences de la bande de manifestants Pro-EVE qui ont envahis le studio afin de profiter de l’émission pour défendre Barthélémy Chevalier. Mais ils vont découvrir que parmi les preneurs d’otage se trouvent aussi des hybrides ! Afin de mettre la main sur la vidéo du professeur Klein, la bande de jeunes hybrides va devoir appréhender et contrôler leurs capacités.

Entre prise d’otage, révélations, rencontres et découvertes, La nuit des fugitifs marque la fin d’un diptyque, un thriller au rythme effréné qui pose la question de l’éthique et de la morale dans les manipulations génétiques, sujets au cœur des préoccupations de notre temps. Manon Fargetton signe la fin de son histoire sur les hybrides. Auteur de June (dont vous avez pu voir passer quelques chroniques signées Elise haroche) et d’Aussi libres qu’un rêve elle partage sa vie entre l’écriture et la régie lumière au théâtre. Passionnée d’imaginaire, elle crée des personnages attachants en quête de leurs origines sur fond de réflexion sur les recherches bioéthiques.

Le grand point positif de ce roman c’est son rythme, qui alterne le point de vue de chacun des personnages et qui confère un rythme très soutenu ne laissant aucun temps de pause dans le récit. Les événements s’enchaînent tous spontanément et on avance dans le roman aussi rapidement que les personnages dans l’histoire. Ce groupe de jeunes
hybrides m’a fait penser à un mélange entre les Xmen et les Powers Rangers, un groupe de jeunes avec des capacités hors du commun luttant pour leur survie et combattant les dérives de la société. La nuit des fugitifs est un thriller au rythme effréné avec des personnages attachants, le principal regret que l’on a après avoir lu le roman, c’est que ce soit un diptyque, seulement deux tomes alors que l’histoire ne demande qu’à se développer dans un troisième volume !

THEO VIARD

Laisser un commentaire