Le Crépuscule de Briareus de Richard Cowper – Éditions Argyll

Le Crépuscule de Briareus commence lors de l’explosion de la supernova Briareus Delta. Cet instant signe l’enchaînement de diverses catastrophes naturelles. L’impact sur les humains tarde à se révéler, mais nous découvrons que les humains sont devenus stériles. Ainsi, ils perdent tout repère, car ils ne peuvent pas trouver un coupable. En effet, il s’agit d’un phénomène naturel, donc aucun contrôle possible.

En conséquence, le gouvernement tente de comprendre et de remédier à ce problème, allant jusqu’à faire un génocide. Génocide d’individus qui, ayant été affectés par l’explosion d’une manière ou d’une autre, ont des capacités presque télépathiques. Les femmes sont les plus touchées et vont être kidnappées et inséminées pour qu’elles mettent au monde des enfants sains. Mais c’est tout le contraire qui se passe.

Aucune solution ne semble possible et cela engendre une déshumanisation de la société qui semble préférer perdre une partie de sa population pour sauver l’autre partie.

Et tout cela, bien entendu, est fait dans le plus grand des secrets. Les autorités inventent diverses excuses et la population accepte sans vraiment broncher. Il n’y a qu’un scientifique, Angus McHarty, qui se débat pour raisonner ce gouvernement proche d’une dictature.

 

A travers le personnage principal, Calvin Johnson. Nous le suivons dans l’évolution de sa réflexion quant à ces événements notamment à travers son journal.

Richard Cowper met donc en lumière les erreurs que peut faire la science et leurs enjeux. Également, il dénonce le manque d’éthique dont la science peut faire preuve. Il s’inspire de beaucoup d’ouvrages, notamment 1984 de George Orwell.

 

Richard Cowper de son vrai nom John Middleton Mury Jr. était un auteur britannique, connu pour ces romans en littérature blanche, sous le nom de plume Colin Murry. Son roman est paru en 1974 à l’origine et a été traduit par Claude Saunier. Une traduction publiée en 1976 dans la collection Présences du futur de Denoël. Les éditions Argyll ont donc réédité ce récit cette année avec une traduction revisitée par Pierre-Paul Durastanti. Ils ajoutent à cela une postface de Christopher Priest et une interview de Richard Cowper en fin de roman.

 

Je vous invite donc à faire ce voyage au cœur d’un monde apocalyptique si réel et à (re)découvrir la magnifique plume de Richard Cowper qui nous emporte dans ce récit avec beaucoup de poésie, d’humanité et d’émotion. Une véritable pépite.

 

Karine BOITEL