Pour une poignée de nanars de Michel Pagel, chez Rivière Blanche

Le bouquiniste a lu

Personnellement, je le dis sans honte : je VEUX Pagel à imaJn’ère. Y a pas de raisons !

Tout d’abord, c’est un joueur[1], il a traduit du donj’[2] avec FeuMeuFeu[3]. EN plus il a traduit du Haldeman et du Gaiman qui restent deux grands héros de la littérature SFFF et enfin il écrit. Monsieur nous a décroché un Rosny aîné, un Verlanger et pour l’excellentissime Roi d’août un grand prix de l’imaginaire.

Vous excuserez du peu. Il est l’auteur de « La comédie inhumaine », sorti un peu partout et sérieusement rééditée chez J’ai Lu. Et il est l’auteur chez nos grands amis de la Rivière Blanche du cycle de Panthéra que je ne saurais trop conseiller à votre attention.

Justement nous n’allons pas parler de l’auteur mais du chroniqueur. En des années lointaines Michel Pagel chroniquait du film de série Z auprès d’aficionados de goût. Il a corrigé une série de ses chroniques qui viennent d’être éditées chez Rivière Blanche sous le titre évocateur de « Pour une poignée de nanars ».

Ne me demandez surtout pas pourquoi j’ai lu cet OVNI. Je suis à peu près aussi cinéphile que Vercingétorix[4]. Le dernier film que j’ai vu au cinéma est une pantalonnade tirée de Tolkien[5] et j’ai bien promis qu’on ne m’y prendrait plus. En vrai, j’ai des périodes de doute où je lis n’importe quoi. Mais gravement n’importe quoi hein ? Genre une bio écrite à trente ans de Benjamin Castaldi. Bon OK, ça nous a fait bien rire à la radio[6]. Si vous êtes VRAIMENT sympas, je vous la referai en chronique écrite, c’est du grand n’importe quoi.

En plus, je n’aime pas les films de série Z. J’ai vraiment autre chose à faire que perdre mon temps à regarder des bouses. Et en fait j’ai compris : Michel Pagel m’a permis de trier et je vais sûrement regarder deux, trois titres de la collection qu’il nous propose dans cet ouvrage très bien construit. Je vous rassure, le bonhomme ne manque pas d’humour et c’est un érudit de première bourre[7]. Vingt-sept chroniques déjantées, avec un fac-similé de l’ « affiche »[8] en introduction, vingt-sept grands moments de chroniques déjantées comme on souhaiterait en lire plus souvent. Chaque chronique nous donne un synopsis du scénario du film (quand il y en a un), ses forces et ses faiblesses avec une précision chirurgicale[9], des anecdotes et une finesse d’esprit qui sincèrement m’a ragaillardi.

Et puis il y a de tout, de l’horreur, du fantastique, de la SF, de l’érotisme (accessoire), bref tous les ingrédients du nanar qui n’a pas peur de faire rire.

Jean-Hugues Villacampa

 

[1] De Jeu de Rôles, quoi d’autre

[2] Donjon et Dragon

[3] François Marcela Froideval

[4] C’est le seul point commun que je partage avec le bonhomme en dehors d’ascendance auvergnate

[5] Hilbo le Bobbit je crois…

[6] L’émission imaJn’ère sur Radio G. Non, ne me demandez pas laquelle, vous n’avez qu’à suivre aussi !

[7] Ne comptez pas, ça rime mais pour les alexandrins c’est à l’ouest.

[8] EN noir et blanc oui ! SI vous voulez de la couleur, remplissez votre bibliothèque e de Rivière Blanche et Philippe Ward se fera une joie de tout vous mettre en couleur.

[9] Vous connaissez Docteur Maboul ?

 

 

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