Lasser, détective des dieux. Dans les arènes du temps – Philippe Ward et Sylvie Miller – Editions Critic

Aujourd’hui je vous propose une nouvelle chronique sur Jean-Philippe Lasser « Dans les arènes du temps » – tome IV. Je vais vous éviter les présentations introductives et répétitives puisque si vous êtes assidus à notre fanzine vous saurez déjà que Lasser est LE détective des dieux par excellence. Malgré quelques difficultés par ci par là il gère « méga bien » ses missions et jusqu’à présent il a toujours retrouvé le coupable, ou le trésor enfoui, ou la princesse perdue ou et cetera. Balaise le mec !

Tout de même, pour ceux qui pour la première fois croisent le chemin de notre fanzine (bienvenu à vous) je vous conseille, si ce n’est pas déjà fait, de rattraper votre retard en vous attaquant aux premiers tomes de Lasser, pour ensuite en venir à celui-ci qui est, je trouve, encore mieux que ce que l’on pouvait attendre.

Que se passe-t-il concrètement ici ? Sans vous spoiler l’histoire bien sûr, « Jipé » (parce qu’on est intime maintenant) et Fazimel son assistante vont à nouveau se voir confier une mission de la plus haute importance de la part d’Isis. Quelqu’un a dérobé sa nouvelle statue érigée à Pompéi. Avant que cela ne déclenche une guerre historique entre dieux égyptiens et dieux grecs, il est capital que Lasser la retrouve. Autrement, n’oublions pas que les dommages collatéraux seront de toute évidence les humains… . Il devra alors se rendre avec Fazimel en Italie pour tenter de résoudre cette énigme.

Outre l’immersion totale dans ce nouveau décor toujours aussi bien réalisée, vous découvrirez une intrigue plus sombre que précédemment où l’ampleur des dégâts pourrait être bien plus dévastatrice et où notre héros n’aura
pas la vie facile ni la chance de tomber sur la bonne personne au bon moment. Les enquêtes seront complexes et débouchant sur de nouvelles. La hache de guerre entre les différentes divinités va donc être menacée d’être déterrée si rien n’évolue.

Ainsi l’histoire se complexifie un chouïa… . Au programme des rebondissements croustillants, de nouveaux personnages et une nouvelle dimension : celle du temps. Eh oui en plus de cela Lasser va effectuer un voyage hors du
commun et hors du temps tout en essayant de fuir à la patrouille du temps qui le poursuit. Un bel hommage à H.G Wells.

Vous l’aurez compris le dénouement, quel que soit le résultat, sera le fruit d’un long parcours, bien construit et qui ne tombera pas dans une routine à laquelle on pourrait s’attendre après 4 tomes … oh que non !

Une petite nouveauté supplémentaire à propos de Fazimel qui va faire ses preuves lors de cette enquête. De fil en aiguille elle va se dévoiler et vous allez pouvoir en apprendre bien plus sur elle et sur son passé, éclairant ainsi quelques ombres des précédents tomes laissés en suspens. Cela sans que Lasser n’en sache rien. Elle lui fera des petites cachoteries au départ grâce à la double narration de ce tome. L’alternance des points de vues entre Lasser et Fazimel est un véritable atout dans cette lecture, qui n’en sera que plus riche et intéressante.

Mais je ne peux vous en dire plus au risque de trop en dévoiler. En résumé sachez seulement que Sylvie Miller et Philippe Ward nous livrent un Lasser comme on l’aime et qui loin de l’agent assujetti commence à se rebeller et à en
avoir sa claque de l’égoïsme des dieux, une Fazimel surprenante qui en impose grave, tout cela dans une intrigue qui monte en pression et vous obligera à tourner la page suivante avant de fermer l’œil !

MARIE-CHARLOTTE GUILLOU

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