Hantés d’Anne Fakhouri aux Editions Rageot Thriller août 2013

Anne Fakhouri, née à Paris, professeur de français Ce professeur de français dans un collège, écrit en parallèle ou plutôt en point culminant pour la jeunesse et pour les adultes. En ce qui me concerne, je vous parlerai plutôt du côté jeunesse. Elle écrit naturellement l’Imaginaire provoquant dans les esprits et les cœurs des ados : du rêve, du voyage, de l’évasion, du mystère, des émotions, du sentiment et même de la souffrance. Tout cela nourrira vos réflexions. En fait Anne écrit ce qui lui plait, ce qu’elle aime. Hantés est une histoire policière. Un jeune garçon Samuel est hanté par des voix mystérieuses et Darius lui, voit des fantômes. Le beau-père de Samuel, un policier … Je n’ai pas envie de vous chroniquer Hantés d’Anne Fakhouri ! De nombreuses chroniques, des résumés sont déjà à la portée de tous sur le web et ailleurs. Le quatrième de couverture est très bien fait et vous donnera envie de lire le roman. Je voudrais juste vous apporter quelques points de réflexions, non pas une thèse, plutôt une pensée, sur ce qu’on peut y relever, ce qui nous fait réagir, ce que j’y ai vu et qui donne à réfléchir. La confrontation à la mort, la perte d’un proche. Comment peut-on vivre sans lui ? La chaine est brisée, son maillon perdu à jamais. Lui qui nous a appris tant de choses avec qui on se sentait en sécurité. A qui on voulait ressembler « plus tard ». Celui qu’on admirait, qu’on aimait et qu’on AIME toujours, qui nous manque … La peur du noir, du néant, des phénomènes inexpliqués, ses fantômes qui réclament justices … Etre différent des autres, comment pouvoir être intégré, peut-on rencontrer un jour un(e) ami (e) qui partagerait les même choses que nous, les même angoisses. Construire une amitié, combattre les frustrations, toutes les relations complexes qui se créent entre adolescents. Sentir le barrage entre l’adolescence et l’adulte, cet être qui pense avoir toujours raison et qui guide notre conduite, alors que nous savons bien qu’il a tort. Parlons-en des adultes ! Sur lesquels on ne sait pas si on peut compter, qui prétendent être nos amis, que « c’est pour notre bien », et les autres, qui sont toujours contre nous, qui nous balancent leurs vérités en pleine tête. En qui doiton avoir confiance ? Sur qui devons-nous nous appuyer pour franchir la frontière qui nous conduit à cette vie qui sera la nôtre ? Tant qu’on parle d’adulte, on peut aussi parler des lois, la police, les gendarmes… Qui se trouve audessus des lois ? Le milieu de l’argent, la politique, l’injustice et les trafics d’armes, de drogues, d’enfants. Oui nous les enfants de tous pays, du monde, sommes-nous égaux ? Ou sommes-nous des objets qu’on manipule, qu’on endoctrine ? Notre innocence serait-elle mise à profit ? Est-ce qu’on regarde autour de nous, est-ce qu’on écoute ? Est-ce qu’on voit vraiment l’enfant faisant la manche dans le métro (enfants Roumains à Paris), le passeur, les enfants-soldats du Rwanda, ou sommes-nous au temps de Victor Hugo dans cette France dite Terre d’Asile … « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit » Je finirai par la morale retenu dans ce livre : « avant de faire du mal à quelqu’un, contemple son visage et demande toi qui est cette personne »

POEME

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