L’Horloge du Temps Perdu d’Anne Fahkouri

Anne Fakhouri, née à Paris, professeur de français à la Sorbonne, romancière, anthologiste. Elle a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire 2010. Et voilà, en 2013, « l’Horloge du Temps Perdu » chez l’Atalante dans la collection jeunesse. Hommage à Roland C.Wagner et clin d’œil à Philippe Caza pour le Maedre. Anne l’écrit en s’inspirant de références connues de tous, celle de « Retour vers le Futur », « Peggy Sue », « Code Quantum », récolte dans des souvenirs la musique des années 80, le Top 50, les téléphones à cadran. Explorer ces années lui ont permis de comprendre ce que ces enfants étaient devenus. Anne évite d’écrire simplement des histoires, elle se projette dans le passé (le temps perdu) et nous transmet ce qu’il en résulte, un voyage dans le temps un moyen de raconter une histoire, une idée de l’écho qui fait mûrir un roman. Théo est un jeune adolescent de 14 ans, fan d’aventures fantastiques (un auteur en particulier Stan Iala) et de skate-board. Ses parents ont divorcé, il croise son père Alexandre un week-end sur trois et parfois aux vacances. Alexandre, est accessoiriste au cinéma. Théo se sent seul quand il est chez son père malgré le rêve qui est partout dans le loft-hangar : télé, jeux vidéo, une chambre merveilleuse et délirante orné de décors féeriques, lit avec toboggan au dessus d’un bureau, au fond des hublots donnant sur un vrai aquarium, scaphandrier grandeur nature, projecteurs, des tourbillons de livres. Une chambre idyllique, un loft rêvé mais est-ce cela une vie idéale ? Théo est chez son père pour un moment de vacances, il l’attend devant un interview de Stan Iala, cet auteur caché, jamais de photos ni de plateau télé, qui lui murmure les choses les plus folles : le tournage du Temps Perdu dont l’accessoiriste est Alexandre commence cet été, en France Théo a lu tous ses romans, certains plusieurs fois. Parmi eux, « l’Horloge du Temps Perdu » reste son préféré. Il peut en réciter des passages entiers. Théo a hâte pour une fois que son père rentre. Cet être sérieux et silencieux toujours plongé dans son carnet de notes, jeans, baskets noires et tee-shirt orange orné d’une héroïne manga. Il a l’allure d’un étudiant, pas d’un père, encore moins d’un mari. Il arrive avec attaché sur son van, l’horloge du film enroulé dans des couvertures. L’Horloge du Temps Perdu de Stan Iala raconte l’histoire d’un jeune scientifique Léonard, qu’un accident sépare de la fille qu’il aime depuis l’adolescence : Eva. Il construit donc une machine à remonter le temps afin de la sauver de la mort. Théo va accompagner son père sur le lieu du tournage, où l’invraisemblable aura lieu, ce qui devient très excitant. Le quatrième de couverture vous en dit long … Et là vous allez découvrir une histoire qui changera peut-être votre vie, un roman qui deviendra le vôtre. Comment et Pourquoi devient-on Parent ? Un parent démissionnaire ou un parent impliqué dans l’éducation et les choix que l’on prend pour nos enfants … Comment l’enfant comprend ce qu’on lui transmet (ou ne transmet pas d’ailleurs) ? L’adolescence est une période difficile, mais particulièrement intéressante car c’est la phase où tout se transforme où chacun se positionne dans son rôle à jouer : les relations entre adolescents / parents, une communication pas toujours facile (n’est-ce pas …), cette éducation donnée, l’environnement familial (la faAamille), qu’on ignore souvent tout, faute de partage (et oui !) Devenez le parent que vous souhaitez être, ne reproduisez pas ce qui vous a fait tant souffrir. Ce qui me fait penser à quelqu’un : Stromae « Papaoutai » « Dites-moi d’où il vient, enfin je saurais où je vais … Où est ton papa, dis-moi où est ton papa ? Un jour ou l’autre on sera tous Papa et d’un jour à l’autre on aura disparu … Serons-nous détestables ? Serons-nous admirables ? Des géniteurs ou des génies ? Dites nous qui donne naissance aux irresponsables ? Ah dites-nous qui, tient, Tout le monde sait comment on fait des Bébés Mais personne sait comment on fait des Papas Monsieur je-sais-tout en aurait hérité, c’est ça  »

POEME

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