« Les énigmes de l’aube-tome 1 : Premier souffle » de Thomas.C.Durand aux éditions Asgard

« Ce que femme veut, dieu le veut » Vous qui avez rêvé grâce à Tolkien, été émerveillé par Rowling, ébahi par Paolini ou même enchanté par Pratchett, ce livre ne vous laissera pas sur votre faim. Connaissez-vous Thomas C. Durand ? Non ? Tant mieux je suis ici pour présenter sa première œuvre romanesque et à travers elle cet auteur peu connu ayant pourtant un bagage littéraire non négligeable. Connu d’abord dans la littérature blanche pour ses quelques pièces de théâtre il est aussi remarqué pour ses talents de nouvelliste édité dans plusieurs magazines de fantastiques. Mais cet homme à l’imagination si fertile garde tout de même les pieds bien ancré dans notre chère réalité grâce à son poste de professeur-chercheur en physiologie végétale dans notre belle ville d’Angers. Parlons maintenant du livre qui nous intéresse, il s’agit donc de l’histoire d’une jeune fille née dans le pays magique des troyaumes, Anyelle de son petit nom. Cette Anyelle vint au monde dans un pays fantastique, comme je le disais, où une bonne majorité de la population à un don magique latent. Ce pouvoir se manifeste à la puberté, en général, mais lorsque qu’il ne s’agit pas de la généralité le don se manifeste soudainement et spectaculairement ; on parle de premier souffle. C’est ce qui se passe avec notre héroïne qui se découvre un superbe don de « renfort ». Ce don fort peu utile dans une vie d’ermite peu se révéler dévastateur à tout plan diabolique visant à dominer le monde. C’est avec cette hantise que son père, sous conseil d’un vieil ami, l’envoie apprendre la magie dans l’université magique la plus proche. Charmant programme au relent d’Harry Potter non ? Et bien détrompez-vous, c’est là où l’imagination de Thomas fait sortir ce roman des stéréotypes du fantastique. En effet l’apprentissage de la magie, la magie enseignée et non celle innée dépendante de vos gènes (c’est bon vous me suivez ?) Cette magie acquise donc, cette haute discipline classieuse, est réservée à une élite, malheureusement pour Anyelle, et pour faire partie de cette élite il faut être né mâle. Heureusement pour la suite de notre récit, ce léger petit obstacle chromosomique n’est pas infranchissable pour notre belle et jeune adolescente qui, grâce à son grand esprit de contradiction (crise d’adolescence ?) va tout faire pour ne pas seulement être acceptée mais bien réussir son année contre l’avis des autres élèves ainsi que de ses professeurs. Entre professeurs misogynes, élèves prétentieux et sexisme culturel, sommes-nous encore dans un univers fantastique ? Pour simplifier la jeune demoiselle a une vie scolaire bien remplie et bien que bonne dernière dans les classements et légèrement isolée du reste de la communauté la jeune fille fini par prendre ses marques dans ce nouvel environnement, se découvre un ami sinon un allié parmi les autres exclus. Vous l’aurez compris cet auteur a écrit un des cycles à essayer au plus vite, son aisance avec la langue de Molière couchée sur papier en fait un œuvre enchanteresse pour n’importe quel enfant s’essayant au fantastique mais aussi pour n’importe quel profane et vétéran des nombreux cycles que compte les grand nom de la fantasy. Cette petite héroïne nous reflète quelques dures réalités telles que la misogynie mais aussi l’exclusion sociale et/ou scolaire. C’est un personnage ayant toutes les qualités des grands héros, on pourrait ainsi compter un acharnement, une obstination voir un courage et une intelligence hors normes. Mais le portrait que nous dépeint Thomas nous laisse plutôt voir une jeune écervelée qui réussira à surmonter tout les obstacles entre deux crises de larmes et le tout sur une note parfaite d’humour et d’insouciance. Cette œuvre vous réservera, je le crois, d’excellentes surprises et ses suites vous infligerons d’abord le supplice de l’attente et finiront par combler toutes vos attentes… je vous souhaite d’apprécier ce cycle autant qu’il m’a fait voyager.

PIERRE MARIE SONCARRIEU

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