De capes et de crocs

De capes et de crocs – La BD qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie

Bonjour à tous chers lecteurs ! En cet automne 2017 je vous propose de vous pencher sur une œuvre qui me tient particulièrement à cœur, il s’agit d’une bande-dessinée que je considère comme LA bande-dessinée qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie sinon cette dernière est ratée. Ce monument le voici j’ai nommé : De capes et de crocs !

L’histoire

Tout commence à Venise au milieu du XVIIème siècle, cette belle époque où la langue est une arme et l’escrime un art, nous faisons connaissance de deux gentilshommes : Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobo Y Sangrin. Nos deux héros sont sans le sou après avoir dû fuir la cour de France après une sombre affaire de duel (pratique interdite par le cardinal de Richelieu) viennent en aide à un malheureux armateur (ressemblant à s’y méprendre à l’avare de Molière) dont le fils aurait été enlevé par des turcs dont la chèbéque mouille dans le port. Se rendant discrètement à bords ils découvrent, à défaut du fils, une étrange bouteille contenant une bien plus étrange carte…

Après une bagarre mémorable avec l’équipage ils parviennent à s’enfuir et en étudiant la carte ils comprennent que cette dernière parle d’un trésor : le mythique trésor des îles Tangerines. Ni une ni deux ils s’en vont retrouver l’armateur croisé le soir pour lui proposer un arrangement, apprenant au passage que l’enlèvement du fils n’était qu’un stratagème de ce dernier pour soutirer de l’argent à son père, le vieux grigou monte une cabale pour s’emparer de la carte et envoie nos héros en prison. Jugés ces derniers sont condamnés aux galères où ils font la connaissance d’un dénommé Eusèbe et d’un monstrueux personnage, le capitaine Mendoza. Au cours du voyage la galère décide d’attaquer un navire turc (celui la même où ils ont dérobés la fameuse carte) après un combat épique leur permettant de s’échapper, nos aventuriers décident de remettre la main sur la carte et de s’emparer du trésor !

Le fait notable de la BD

Voici le résumé succinct du premier tome de cette série, pour connaitre la suite mes amis vous savez quoi faire : foncer chez votre libraire ou à la bibliothèque la plus proche pour vous emparer des 11 autres.
Cette histoire est fabuleuse à plus d’un titre.

En effet mes amis, le fait notable de la BD est que nos héros ne sont pas des hommes mais un renard (Armand) et un loup (Don Lope) évoluant dans un monde d’humains. Eusèbe quant à lui étant un lapin dont la bouille risque de faire fondre tous les lecteurs tant cette dernière est mignonne (même un garde-chiourme de la galère n’y résiste pas). Ce parti pris scénaristique peut perturber au premier abord mais force de reconnaître qu’une fois passé l’étonnement on est pris par le charme et les situations cocasses que cela peut entraîner. Les dessins sont particulièrement soignés, chaque case étant bourré de détails infimes donnant un réalisme et une profondeur qu’on voit peu dans une bande dessinée. Enfin l’histoire est truffée de référence au théâtre, à la poésie, à la littérature… Les plus informé d’entre vous auront peut-être remarqué que Maupertuis est le nom du château de Renard dans le Roman de Renard et Y Sangrin (Ysengrin) le nom du loup dans le même ouvrage.

Des duels

De plus les duels où les adversaires font assaut de bons mots autant qu’avec leurs épées sont nombreux et ravissent l’œil autant que l’esprit. Ça ferraille et ça défouraille dans cette histoire ! Les bagarres et batailles se mêlent aux intrigues et aux courses-poursuites donnant ainsi du rythme et de la vivacité. En outre le scénario est parfaitement maitrisé par les auteurs, on aurait pu craindre pour une aussi longue série que le but final soit oublié (qui a parlé de XIII ?) et bien non, chaque rencontre, chaque péripétie concerne l’histoire et va permettre un cycle trépidant. En clair cette œuvre est pleine de panache et ne risque pas de vous décevoir !

Martin Nuville

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