Tour et détours
Appel à textes pour l’anthologie à paraître à l’occasion de la 16e édition du Festival ImaJn’ère, salon des littératures de l’imaginaire, du polar et de la culture populaire.
La tour fait partie des figures les plus anciennes et les plus fascinantes de l’imaginaire.
Sa silhouette domine l’horizon, attire le regard, marque le territoire, protège autant qu’elle enferme. Tour à tour refuge, prison, observatoire, phare, forteresse, sanctuaire ou ruine, elle s’érige en lieu à part, séparé du monde tout en lui appartenant pleinement. Elle personnifie le défi lancé au ciel, la volonté de s’élever, de voir plus loin, de toucher l’inaccessible, mais aussi le symbole de la démesure, de la chute, de l’orgueil, de l’isolement ou de l’attente. Elle accueille la demeure de milliardaires aux ambitions démesurées, de corporations, de sorcières, d’érudit·es, de princesses, d’alchimistes, ou d’astronomes, gardée par des drones, des mafieux, des gangs, des dragons, des spectres, des robots ou encore des trolls.
De la tour de Babel à celle où Raiponce espère sa délivrance, ce lieu traverse les mythes, les contes et les légendes. Elle devient Orthanc et Barad-dûr dans l’œuvre de J.R.R. Tolkien, incarnation de la puissance, de la surveillance et de la corruption. La mystérieuse bibliothèque racontée par Le Nom de la Rose, bâtie en tour labyrinthique, se raconte complice de l’intrigue et des meurtres. Dans Nous de Christelle Dabos, le gratte-ciel des Très-Haut représente la marque de l’ascension sociale. Elle se mue en Tour Sombre chez Stephen King, axe mystérieux autour duquel gravitent les réalités. Elle se dessine chambre-prison ou tour de l’Horloge dans Le Château de Cagliostro de Miyazaki. Elle est aussi La Tour de garde, de Claire Duvivier et Guillaume Chamanadjian, lieu mystique en ruine qui devient terre de promesses et d’accueil. Elle évoque encore les forteresses insaisissables de Kafka, les citadelles étranges de Jack Vance, les beffrois hantés des récits gothiques et les donjons des contes merveilleux, comme ceux de la fantasy moderne.
La tour ne se contente pas d’être un édifice, elle peut illustrer un symbole ou un concept. Ou encore, servir de pont ou de seuil entre la terre et le ciel, le monde matériel et celui de l'éther, les vivants et les morts, le passé et l’avenir. Dans l’ombre de la Tour se cachent aussi tous les détours qu’elle inspire : la tour que l’on assiège ou celle que l’on protège, celle du tarot effondrée sous l’éclair, la pièce d’échecs qui avance en lignes droites vers le roi adverse, les renversements de perspective, les tours du destin, les tours de force et les tours de passe-passe.
Avec l’appel à textes Tour et détours, nous vous invitons à explorer toutes les facettes, visibles ou invisibles, de cette puissante image de l’imaginaire.
La tour pourra constituer le cœur de votre intrigue ou n’apparaître qu’en filigrane, servir de lieu, de personnage, d’idée, d’obsession, de mystère, de frontière ou tout autre chose. Nous attendons des récits qui s’emparent librement du thème, qu’ils se veuillent épiques, merveilleux, fantastiques, horrifiques, poétiques, polars ou joyeux mélange de genres.
Nous vous encourageons à emprunter tous les détours possibles autour de la Tour, à gravir ses marches, à sonder ses caves, à humer ses jardins, à franchir ses portes condamnées, à contempler ses ruines ou à chasser son sommet perdu dans les nuages.
À vos plumes d’en révéler les secrets !
Consignes et détails pratiques :
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- Concours ouvert à toute personne majeure n’ayant pas déjà remporté l’un de nos concours.
- Langue d’écriture : français.
- Genres : tous ceux de l’imaginaire et du polar
- Un seul texte par participant.
- Les nouvelles devront être inédites et libres de droits.
- L’usage d’intelligences artificielles, d’outils de rédaction automatique de texte et d’agents conversationnels sont interdits.
- Taille du texte : 25 000 signes (espaces comprises) tolérance de plus ou moins 10 %.
- Format du texte : police classique, corps 12, interligne 1.5, paginé. Format du fichier : Word (.doc .docx .rtf) exclusivement.
- En-tête : titre de la nouvelle à l’exclusion de toute mention permettant de le relier au nom de l’auteur.
- Un fichier indépendant (.doc. docx .rtf) précisera le titre de la nouvelle et les coordonnées de l’auteur : Titre de la nouvelle, nombre de signes, nom et prénom de l’auteur, si besoin pseudonyme de publication, adresse postale, téléphone et courriel (à ne pas oublier pour que nous puissions vous avertir du résultat).
- Date limite d’envoi : 31 octobre 2026 à 24 : 00 (la datation du courriel faisant foi).
- Adresse d’envoi : nouvellesimajnere@gmail.com
- Préciser en objet : Concours imaJn’ère 2027 + titre de la nouvelle
- Le jury sélectionnera au maximum six textes lauréats.
- L’association dotera chaque gagnant.e de trois exemplaires du recueil et de 30 % de réduction sur les exemplaires supplémentaires qu’il ou elle souhaiterait acquérir.
- La publication du texte dans l’anthologie implique une cession des droits d’exploitation non exclusive à titre gracieux, et n’ouvre pas de droits d’auteurices (ni en forfait ni en pourcentage).
- Les auteurs.rices conservent néanmoins tous les droits associés à leur texte, mais s’engagent à ne pas les republier avant six mois à compter de la date de parution du recueil. Passé ce délai, merci de ne pas oublier de mentionner dans vos futures publications : « Première parution dans Tour et Détours édité en 2027 par l’association imaJn’ère ».
La participation au concours implique l’adhésion sans restriction au présent règlement.